lundi 27 juin 2011

Les murs

Les murs. Techniques mixtes sur carton entoilé. 
© Gabriel Lalonde, 2011.
Tous droits réservés.

samedi 25 juin 2011

Cul-de-sac

Why do I get lost so often? Is it a lack of seeking? Or precisly because I keep on doing so?

I have been walking in circles for so many years I fear I'll never be able to draw a new line ever again, nor to follow it.

I've lost track of happy memories, sunny, worry free days (not that there have actually been many of these during the last decade). None lasted. Can't help but ressent the sillyness, stupidness of this major waste. Waste of time, courage, patience, intelligence, beauty, youth. Waste waste waste! Anger fills me. And so goes the circle.

Some say I'm harsh. Some say they don't recognize me. That I have to look forward. 

How do I do that ? 

How ?

How ?

The garden is empty. A dead land. Next to a dead end.


mardi 21 juin 2011

La souris et l'éléphant

Il y a des jours avec et des jours sans.

Le défi est de faire avec un jour sans.

dimanche 19 juin 2011

Avis de recherche

Recherché : jardinier d'expérience, possédant des mains agiles et un sens certain de la Terre, pour faire pousser des rêves dans un terreau désaffecté depuis déjà trop de lunes.
Début des travaux : hier.

jeudi 16 juin 2011

Expériences

Il semblerait que la vie peut être simple, voire douce et même un peu facile, quand on ne l'arnache pas de multiples contigences. La surprise est inattendue et agréable, mais un brin irréelle... et peut-être même menaçante pour qui vit au fond d'un volcan.

Vu : le ciel mauve d'une soirée de juin en ville, soutenu par les arbres centenaires couverts de jeunes feuilles. 
Sentie : la caresse de son air apaisé, frais et tiède à la fois, affranchi de la menace de l'orage.
Obtenus : le droit d'un permis pour la liberté. Et une victoire sur moi-même.

On remet ça?

On remet ça.

mercredi 15 juin 2011

Fébrile

Depuis l'avenènement du @, elle ne sait plus comment vivre le silence. La descendance du @ crie, hurle, gesticule gauchement dans son coin, pantin désarticulié qui ne sait plus quand il doit cliquer à droite, taper à gauche, descendre la page et sauter en bas du train. Dans l'épouvante, elle noircit des pages et des pages de définitions, qu'elle interprète en continu, sans jamais faiblir. À propos de tout et de n'importe quoi.
Seule. Dans le silence.

Et si... alors... C'est que...
Pourtant... Oui mais...
Non faudrait pas penser...
Oui mais...
C'est pas possible...
Et si...
Alors, alors
Non.
Peut-être
Non.
Sûrement, sûrement que...
C'est ça
C'est ça ?
Ou bien c'est moi
Mais pourquoi ??
Bordel !
Non.
C'est parce que...
C'est ça
Et puis
Non c'est sans doute ça
C'est clair
Oui mais...
Arrête.
Arrête.
Mais arrête putain !
Tais-toi
Je ne veux plus t'entendre.
Arrête. Bon.
Ferme-la.

Et attends.

lundi 13 juin 2011

Stérile

Le mépris est un poison lent. Après des années de pratique quotidienne, vient un moment où même le plus petits des rêves n'ose plus sortir de terre et pousser un peu. Le rêve ne se rêve plus, nié, éradiqué, avorté dans l'antichambre des limbes du mépris.

Combien de temps dureront la rage et les larmes devant l'horreur reconnue de se savoir automutilé ?

mercredi 8 juin 2011

Chuuuuut

Projection, association, déviation.

Perdre le sud, chercher le nord.

Ne pas dire. Non. Ne pas dire. Ni à lui ni à elle.

Taire, taire, taire. Jusqu'à ce que cendres volent au vent.

Et qu'éclatent les rivières de colère.

jeudi 2 juin 2011

L'oeuf, la poule et la prophétie

Le noir.
La peur.
La réalité.

Le noir.
La réalité.
La peur.

La peur.
Le noir.
La réalité.

La peur
La réalité.
Le noir.

La réalité.
Le noir.
La peur.

La réalité.
La peur.
Le noir.
La réalité.