Si les chiffres recèlent une certaine poésie, son oeil ne sait pas la reconnaître, et son âme encore moins la goûter.
Assez.
Déshydraté, négligé, abandonné, malade, son coeur est gonflé comme le ventre des enfants du Tiers-monde.
Suffit.
Souhaitons-lui pour la nouvelle année la fin de son hiver-calvaire et le retour du printemps.
Son printemps.
vendredi 24 décembre 2010
mercredi 13 octobre 2010
jeudi 2 septembre 2010
Aux objets perdus
J'ai rêvé. Une fois n'est pas coutume.
J'ai rêvé et j'ai retrouvé le Perdu, le temps d'un baiser jamais échangé.
Au réveil je l'ai cherché. Il était parti.
Si vous le voyez, dites-lui qu'il a oublié mon amour dans le lit.
vendredi 27 août 2010
mercredi 25 août 2010
L'épaule à la roue
J'ai beaucoup de respect pour le travail d'Alexandre Astier et celui de Simon Astier.
C'est avec plaisir que je participe à la campagne Pinage 2010, lancée par les sites LeVillage.org et HerocorpFrance.com, qui a pour but de démontrer aux diffuseurs l'intérêt du public pour une troisième saison de la série HeroCorp (diffusée intialement sur Comédie! puis sur France4), et dont Simon Astier est l'un des principaux artisans.
La saison 1 est déjà disponible sur dvd depuis plusieurs mois. La saison 2 et la bande sonore seront lancées le 21 septembre prochain.
jeudi 5 août 2010
Ahhhh...
jeudi 29 juillet 2010
6 pieds de liberté
Elle m'avait amenée là pour me faire plaisir. Promis, j'allais aimer l'ambiance, la diversité, la propreté. S'y rendre avait relevé du parcours du combattant. L'autoroute était jonchée de cônes orange et de cratères martiens remplis d'eau. On avait failli laisser la transmission dans l'un d'eux, en essayant d'éviter un pick-up qui s'était donné une priorité discutable sur une verte clignotante.
La seule façade de l'édifice m'a fait tiquer. Cheap. Un entrepôt de surplus d'inventaires ou de reprises de faillites? Non, plutôt une animalerie. J'ai pas aimé.
C'était grand, propre. L'endroit m'a paru encore plus artificiel que les petites boutiques qui bradent autant des labradors que des poissons rouges dans les centres commerciaux. Une mise en scène de salon funéraire.
Je ne me suis pas attardée devant l'horreur ordinaire du cacatoès névrosé et déplumé. J'ai poursuivi mon chemin vers une galerie sombre au plafond bas où la vitre d'un aquarium laissait filtrer une lumière trouble. C'est là que je l'ai vu.
Petit, le poil terne, l'oeil larmoyant. Recroquevillé sur lui-même, sous une mauvaise imitation d'arbre dont les branches faisaient la hauteur et la largeur de la cage.
6 pieds cubes de liberté.
Collé sur la paroi, un écriteau : coeurs sensibles, ne me prenez pas en pitié. Un singe, ça ne sourit pas. Cette bonne animalerie m'a sauvé il y a 20 ans alors qu'un laboratoire voulait se débarrasser de moi.
Je ne connais pas toute l'histoire. Je ne sais même pas si elle est vraie. Mais si c'est le cas, d'un esclavagisme à l'autre, était-ce vraiment mieux? 20 ans à croupir dans une cage de plexiglas, à ne jamais voir la lumière du soleil, sentir le vent sur sa peau, sans grimper, courir, toucher, échanger. 20 ans à exister sans vivre.
mardi 27 juillet 2010
Tous les matins du monde
Depuis que je suis sur Twitter, je me rends compte que je ne suis pas seule à me lever aux aurores et à m'installer devant l'écran, même l'été. Les tweets de mes abonnements se mettent à défiler assez tôt dans la journée (et je ne parle pas de mes abonnements européens.)
On est plusieurs dans le même cas. Et pour certains, ça représente le pain et le beurre.
À vous tous, les crinqués du matin, je lève mon allongé !
On est plusieurs dans le même cas. Et pour certains, ça représente le pain et le beurre.
À vous tous, les crinqués du matin, je lève mon allongé !
jeudi 22 juillet 2010
Repassage à vide
Avec les années, j'assume de moins en moins de choses, d'états, d'humeurs, de sentiments, de situations. C'est pourtant l'inverse qui devrait se produire. Une sorte de récompense de l'auto-construction, de l'effort soutenu. Un A + sur le bulletin du vieillissement et de la course à la sagesse. Un droit acquis.
Ce qu'autrefois je taisais par respect pour autrui, avec une calme certitude, je le tais aujourd'hui par peur du jugement. Pour ne pas m'exposer et ne pas avoir à justifier encore et toujours ma différence.
Le silence plein de suberbe de jadis est maintenant ponctué de tics nerveux.
Eh merde.
Ce qu'autrefois je taisais par respect pour autrui, avec une calme certitude, je le tais aujourd'hui par peur du jugement. Pour ne pas m'exposer et ne pas avoir à justifier encore et toujours ma différence.
Le silence plein de suberbe de jadis est maintenant ponctué de tics nerveux.
Eh merde.
lundi 19 juillet 2010
samedi 17 juillet 2010
À la lueur des fluo comptactes
Depuis une dizaine de jours, mon appartement est devenu une cage étouffante remplie de lumière bleue. Un aquarium aux parois aveugles où Charlie et moi nous affalons qui sur la causeuse, qui sur le plancher, à la recherche d'un filet d'air tiède. L'espace, comme le souffle, se fait rare, s'amenuise. Le plafond descend et nous écrase un peu plus chaque jour. Et une lumière bleue, presque verte, inonde par moment ce bocal-marécage infecte qui nous sert de vivoir.
Sortir. Ô. Sortir.
Sortir. Ô. Sortir.
lundi 5 juillet 2010
Avec un récipient
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